Lucille Lessard always shot for the stars | Lucille Lessard a toujours visé les étoiles
Lucille Lessard faced many a taunt from male colleagues, but she found the best way to overcome them was to keep competing and keep winning.
As a young girl in Quebec, Lucille Lessard’s Olympic dream began while watching the 1968 Mexico City Olympic Games. Before even choosing to pursue a specific sport, she knew she wanted to compete at the Olympic Games. Lucille tried figure skating, swimming, track, but it was not until high school until she encountered the right sport. She was introduced to archery by a teacher, Leonard Brisson, who just happened to be a national team coach. Entering the male-dominated space of archery, Lucille was initially faced with hostility, discouraged from participating by her peers. Instead of turning away from the sport, she took these comments as motivation and set herself the challenge of proving them wrong.
As a 15-year-old, Lucille won her first national championship in 1972 as a junior in field archery, placing second in the outdoor target event. A year later, she added the target outdoor junior national championship to her trophy case. But 1974 was Lucille’s breakout year. She won her first of three consecutive indoor national titles and at the Canadian championships claimed first place at the senior level, despite being just 17, in both the target outdoor and field events. Lucille travelled to Zagreb in the former Yugoslavia to compete in the world field archery championships, where rather than shooting from flat ground at targets with a known distance, competitors faced targets at unknown distances on varied terrain. Lucille excelled in these conditions and became Canada’s first-ever field archery world champion. She capped the year by being named Quebec’s athlete of 1974 and winning the Elaine Tanner Award as Canada’s junior female athlete of the year.
In 1975, Lucille duplicated her double from the year before, winning both the target outdoor and field events. Though she placed seventh in the 1975 world target championships, she headed into 1976 optimistic about her chances as Montreal prepared to host Canada’s first-ever Olympic Games. Lucille’s competitive season, however, did not go to plan. She finished second at the 1976 Canadian championships in both the target outdoor and field events. At the Canadian Olympic trials, Lucille failed to qualify for the team heading to Montreal.
Despite this disappointment, Lucille was honoured for her considerable national and international success with induction into Canada’s Sports Hall of Fame in 1977. But her Olympic dream was not over. In August 1980, she returned to the Canadian championships and again won both the field and target events. More importantly, three months earlier, she had competed at the Olympic trials, placing second but earning a spot on Canada’s 1980 Olympic archery team. Though she had finally achieved her lifelong goal to compete at the Olympic Games, politics would have the final say, as Canada’s boycott of the Moscow Olympic Games prevented Lucille from firing Olympic arrows.
Though external factors kept her from Olympic competition, Lucille’s legacy will forever be cemented as one of Canada’s greatest-ever archers. Lucille Lessard was one of the first archery athletes to be awarded the Order of Sport, and along with Dorothy Lidstone, remains one of only two archers who have been inducted into Canada’s Sports Hall of Fame.
Lucille Lessard a toujours visé les étoiles
Accablée d’injures par ses collègues masculins, l’archère Lucille Lessard réalise que le meilleur moyen de les surmonter est de continuer à concourir et à gagner.
C’est au Québec, alors qu’elle était encore une jeune fille, que le rêve olympique de Lucille Lessard a pris naissance, en regardant les Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Avant même de choisir de pratiquer un sport en particulier, elle savait qu’elle voulait participer aux Jeux Olympiques. Lucille s’est essayée au patinage artistique, à la natation et à l’athlétisme, mais ce n’est qu’au lycée qu’elle a trouvé le sport qui lui convenait. C’est un professeur, Leonard Brisson, qui se trouvait être entraîneur de l’équipe nationale, qui lui a fait découvrir le tir à l’arc. En entrant dans le monde du tir à l’arc, dominé par les hommes, Lucille a d’abord été confrontée à de l’hostilité : ses coéquipiers la décourageaient de participer. Au lieu de se détourner de ce sport, elle a pris ces remarques comme une source de motivation et s’est lancé le défi de leur prouver qu’ils avaient tort.
À l’âge de 15 ans, Lucille a remporté son premier championnat national en 1972, alors qu’elle était junior en tir à l’arc en plein air, en terminant deuxième de l’épreuve de tir sur cible en extérieur. L’année suivante, le championnat national junior de tir sur cible extérieur viendra s’ajouter à collection de trophées. Mais c’est l’année 1974 qui enclenche sa carrière. À dix-sept ans, elle remporte le premier de trois titres nationaux consécutifs en salle et, aux Championnats du Canada, ravit la première place au niveau senior aux épreuves de tir à l’arc sur cible et à l’extérieur. Lucille se rend ensuite à Zagreb, dans l’ancienne Yougoslavie, pour concourir aux Championnats du monde de tir à l’arc à l’extérieur où, plutôt que de tirer sur des cibles de distances connues sur un terrain plat, les participants doivent miser des cibles de distances inconnues sur terrain varié. Elle excelle malgré ces conditions et devient la toute première Canadienne à remporter le titre de Championne du monde en tir à l’arc extérieur. Son année sera couronnée par sa nomination comme Athlète de l’année au Québec en 1974 et par le Trophée Elaine-Tanner de l’Athlète féminine junior de l’année au Canada.
En 1975, Lucille répète son doublé de l’année précédente, gagnant les épreuves du tir à l’arc sur cible extérieur et en plein air. En dépit du fait qu’elle se classe septième aux Championnats du monde de tir sur cible en 1975, elle met tout de même le cap sur 1976, optimiste quant à ses chances, alors que Montréal se prépare à recevoir les premiers Jeux Olympiques d’été du Canada. Sa saison de compétition est toutefois décevante. Elle termine deuxième aux Championnats canadiens de 1976, tant en tir à l’arc sur cible extérieur qu’en plein air, derrière l’autre archère québécoise Lucille Lemay. Pire encore, elle ne réussit pas à se qualifier sur l’équipe en route pour Montréal.
Malgré cette déception, elle est récompensée pour son considérable succès national et international quand elle est intronisée au Panthéon des sports canadiens en 1977. Mais son rêve olympique n’est pas détruit. En août 1980, elle retourne aux Championnats du Canada et remporte à nouveau les épreuves de tir en plein air et sur cible. Plus important encore, elle participe trois mois plus tôt aux qualifications olympiques, se classe deuxième derrière Lucille Lemay, mais mérite une place sur l’équipe olympique canadienne de tir à l’arc de 1980. La politique interviendra malheureusement et les Jeux de Moscou seront boycottés par le Canada, empêchant Lucille Lessard de tirer ses flèches olympiques.
Même si des circonstances extérieures l’ont empêchée de participer aux Jeux olympiques, Lucille restera à jamais dans les mémoires comme l’une des plus grandes archères de l’histoire du Canada. Lucille Lessard a été l’une des premières archères à recevoir l’Ordre du sport et, avec Dorothy Lidstone, elle est l’une des deux seules archères à avoir été intronisées au Panthéon des sports canadiens.




